MaleusMaleus
Ingénierie27 octobre 2026· 9 min de lecture

L'ADLC de Maleus : notre cycle de développement avec des agents, du besoin à la production

Comment Maleus cadre, spécifie, code, teste, relit et exploite des applications avec des agents, pour des équipes qui ne lisent jamais de code.

Adrien Maret
Adrien MaretCTO
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Si écrire du code avec des agents est devenu facile, produire une application fiable, testée, sécurisée et maintenue en production est une autre affaire, qui demande un cycle : un Agentic Development Lifecycle (ADLC). Voici celui de Maleus, le Maleus Development Lifecycle, de l'expression du besoin jusqu'à l'exploitation.

Le vibe engineering, c'est l'opposé du vibe coding. Le vibe coding promet à chacun de créer une application à coups de prompts, mais laisse à l'utilisateur tout ce qui fait un logiciel fiable : cadrer, spécifier, tester, relire, maintenir.

Sans compétence technique, impossible de savoir si ce qui a été généré tient la route. Le vibe engineering inverse la logique : l'utilisateur métier exprime son besoin et valide le résultat, et la rigueur d'ingénierie est prise en charge par les agents.

C'est ce cycle qui permet à Maleus de travailler en complète autonomie sur des tâches de plusieurs centaines d'heures : il livre dès le premier coup une application complète et fonctionnelle, sans bug, sans oubli ni hallucination, puis la fait évoluer sans casser ce qui existe.

Vibe codingOn génère du code à coups de prompts
Vibe engineering · MaleusLes agents suivent un vrai cycle d'ingénierie
01 Exprimer le besoin
Utilisateur un prompt
Utilisateur atelier de cadrage guidé
02 Cadrer
Personne pas de cadrage
Agents Utilisateur cahier des charges et prototype, validés par l'utilisateur
03 Découper et chiffrer
Personne coût inconnu d'avance
Agents Utilisateur versions chiffrées, choisies par l'utilisateur
04 Spécifier
Personne pas de spécification
Agents specs fonctionnelles, front, back
05 Planifier
Personne
Agents plan d'implémentation et tests prévus
06 Coder
IA sans cadre
Agents front, back, données
07 Tester
Utilisateur à la main, s'il y pense
Agents end-to-end, services, API
08 Relire et sécuriser
Personne aucune revue
Agents flux, standards et sécurité, complétude métier
09 Valider
Utilisateur sans savoir ce qui a été généré
Utilisateur recette à l'oral dans l'application
10 Maintenir
Utilisateur re-prompter et espérer
Agents Utilisateurs feedbacks, bugs avec logs, dépendances à jour
Résultat : l'utilisateur porte seul la fiabilité, sans compétence technique pour en juger.
Résultat : l'utilisateur parle métier et valide, sans jamais lire de code.
Vibe coding ou vibe engineering : qui porte la rigueur ?

Le cycle de Maleus est pensé pour des non-techniques (chef de projet, expert métier, dirigeant), à qui on ne demande jamais de lire du code.

Les onze phases de l'ADLC Maleus

L'ADLC Maleus se déroule en trois temps :

  • Avant de coder (phases 1 et 2), l'utilisateur cadre son besoin avec les agents, puis choisit les versions à lancer en connaissant leur coût
  • Pour chaque version (phases 3 à 9), les agents spécifient, planifient, codent, testent et relisent, sans aucune intervention humaine
  • Après les versions (phases 10 et 11), l'utilisateur fait la recette puis l'application part en production, où chaque retour repart dans le même cycle
1 Cadrage
UtilisateurAgents
Atelier avec l'utilisateurPersonas, flows utilisateurs, règles métierCahier des charges et prototype visuel
Validation : cahier des charges
cahier des charges validé
2 Découpage en versions
AgentsUtilisateur
Feuille de route en versionsChaque version estimée en tokens et en tempsArbitrage : les versions à lancer
Validation : budget
versions lancées
Pour chaque versionCycle automatique
Agents
3
Spécificationsformat de spécification Maleus
4
Plan d'implémentationfront, back et tous les tests à écrire
5
Front-endécrans, tests end-to-end et tests de services
6
Back-endrègles métier, données, tests
7
Réconciliationle front branché sur le back
8
Tests et correctionsles specs tranchent : le code ou le test
9
Revuesflux d'exécution, standards et sécurité, complétude métier
Commit, puis version suivante
toutes les versions implémentées
10 Recette
Validation humaine
Application dans MaleusCommentaires à l'oral en naviguantCaptures et commentaires en contexte
recette validée
11 Déploiement et exploitation
AgentsUtilisateurs
Staging puis production, chez Maleus ou chez le clientFeedbacks utilisateursRapports de bugs avec logsAssistant conversationnel (WebMCP)Mises à jour de sécurité des dépendances
commentaires → version de correctionbugs et feedbacks → atelier, nouvelles versions
Les onze phases de l'ADLC, avec l'humain en jaune et les agents Maleus en vert.

1. Le cadrage : creuser le besoin

Tout commence par un atelier de cadrage, dans lequel l'utilisateur exprime son besoin. L'objectif est de creuser ce besoin en profondeur : qui sont les utilisateurs (les personas), quels parcours ils suivent dans l'application (les flows utilisateurs), quelles règles métier s'appliquent. Il en sort un cahier des charges fonctionnel et technique, accompagné d'un prototype visuel.

L'utilisateur n'a besoin d'aucune compétence technique : il parle de son métier, de ses règles, de ses irritants. C'est l'atelier qui traduit ce besoin en cahier des charges fonctionnel et technique.

L'atelier de cadrage : l'utilisatrice décrit son besoin, l'agent creuse les règles métier et génère le prototype à côté.

L'utilisateur valide le cahier des charges et le prototype : c'est la première validation humaine du cycle, celle qui fixe ce qu'on va construire.

2. Le découpage en versions : un arbitrage budgétaire

Une fois le cahier des charges validé, Maleus découpe toutes les fonctionnalités à développer en plusieurs versions, réunies dans une feuille de route.

Chaque version est un lot de fonctionnalités testables, documentables et utilisables.

Chaque version est chiffrée avant d'être lancée, si bien que le découpage devient un véritable arbitrage budgétaire, entre les mains de l'utilisateur.

Le coût du projet est connu avant de lancer quoi que ce soit : chaque version est estimée en tokens et en temps, et l'utilisateur choisit jusqu'où aller en connaissant le prix.

L'utilisateur valide la feuille de route et décide de lancer tout ou partie des versions : c'est la deuxième validation humaine du cycle, celle qui fixe le budget.

La feuille de route en quatre versions, avec une estimation de coût et de durée qui permet à l'utilisateur de choisir jusqu'où aller avant de lancer.

Cette phase est très importante : bien découper un projet donne du sens à l'implémentation, mais permet surtout de maîtriser le contexte des agents, qui travaillent version par version sur un périmètre restreint, ce qui évite les hallucinations et les bugs lors de l'implémentation.

3. Les spécifications détaillées : du spec-driven development

Pour chaque version, Maleus entre dans son cycle de développement. La première étape consiste à générer les spécifications fonctionnelles et techniques détaillées, dans un format de spécification propre à Maleus :

  • Spécifications fonctionnelles : domaines métier, fonctionnalités et cas d'usage
  • Spécifications back-end : routes d'API, règles métier, entités, crons, intégrations vers des systèmes externes
  • Spécifications front-end : pages, règles métier, et les flows utilisateurs contenus dans chaque page
Famille 1Fonctionnelce que veut le métier
Projetproject.md
Personas*.persona.md · une par rôle
Domaine métier*.domain.md
Glossaire*.glossary.md
Fonctionnalité*.feature.md
Cas d'usage*.use-case.mdtests d'acceptance
se joue sur une page
Famille 2Front-endce que voit l'utilisateur
Page*.page.md · routes, flows utilisateurs
Règles métier*.rule.mdtests d'acceptance
appelle les API
Famille 3Back-endce que fait le système
Module*.module.md
Entités*.entity.md
Points d'entrée
API*.api.md
Événement*.event.md
Cron*.cron.md
lisent et écrivent les entités, appliquent les règles métier
Règles métier*.rule.mdtests d'acceptance
Connexions externes
Intégration externe*.integration.md
API externe*.external-api.md
Décrit le comportement, jamais l'implémentationUn changement de spec est un changement de comportementLe contrat que suivent tous les agents
Le format de spécification Maleus : trois familles reliées, du cas d'usage jusqu'à l'API.

Ces spécifications détaillées cadrent ensuite tout le travail des agents. C'est du spec-driven development : les agents implémentent ce qui est spécifié, et les tests d'acceptance disent ce que « terminé » veut dire.

Le référentiel de spécifications : une règle métier, écrite en langage clair, avec ses tests d'acceptance.

4. Le plan d'implémentation : décider avant de coder

Avant d'écrire la moindre ligne de code, Maleus rédige un plan d'implémentation complet, pour le front-end comme pour le back-end.

Ce plan décrit tout ce qu'il faut construire et, surtout, tous les tests qu'il va falloir écrire. Les tests ne sont pas ajoutés après coup : ils sont prévus dès le plan, à partir des spécifications et de leurs tests d'acceptance.

Une version en cours : l'agent annonce son plan, puis avance étape par étape sans intervention humaine.

5. Le front-end d'abord, avec ses tests

À partir des spécifications et du prototype validé au cadrage, Maleus construit d'abord la partie visible de l'application : tous les écrans, toutes les interactions. Un agent écrit le code, puis un second agent écrit tous les tests prévus par le plan.

Ces tests rejouent les parcours des utilisateurs dans un vrai navigateur, comme le ferait un humain : cliquer sur un bouton, ouvrir une fenêtre, remplir un formulaire, trier un tableau. D'autres tests, plus légers, vérifient la logique de chaque écran, si bien que la quasi-totalité du code est couverte.

Ils sont écrits avant même que le back-end existe : les tests décrivent ce que l'application doit faire avant qu'elle sache le faire.

6. Le back-end : la logique métier et ses tests

Un agent écrit ensuite toute la partie serveur : les règles métier, les données et la façon dont l'application les enregistre.

Puis Maleus écrit les tests du back-end, qui vérifient chaque fonction du serveur jusqu'à ce qui est réellement enregistré, puis chaque règle métier, une par une.

Au total, quatre familles de tests couvrent l'application, du clic de l'utilisateur jusqu'aux données enregistrées, et toutes sont prévues dès le plan d'implémentation.

Tests de bout en boutle système complet, comme en vrai
Tests end-to-endFront-end
Un vrai navigateur clique dans l'application comme un utilisateurParcours utilisateurs des specs : boutons, modales, formulaires, tableaux
parcours utilisateurs
Tests d'APIBack-end
Chaque fonction du serveur appelée pour de vraiOn vérifie la réponse et ce qui a été enregistré
chaque route
Tests de servicesla logique métier, légers et rapides
Tests de services frontFront-end
Les flows de bout en bout avec la logique métier, sans navigateur, donc plus légers
couverture ≈ 100 %
Tests de services backBack-end
Chaque règle métier testée unitairement à l'intérieur des services
couverture ≈ 100 %
Ordre d'exécutionLancé par un agent
1Tests du front-end, corrections guidées par les specs
2Tests du back-end, corrections guidées par les specs
3Tout est au vert, place aux revues
Le carré de tests : quatre familles, toutes prévues dès le plan d'implémentation.

7. La réconciliation : brancher le front sur le back

Le front-end et le back-end ont été construits séparément, il faut maintenant les relier. Maleus génère automatiquement, à partir du back-end, le code qui permet au front-end de lui parler, puis vérifie que chaque action de l'interface correspond bien à une fonction existante côté serveur, si bien qu'aucun bouton ne peut appeler une fonction qui n'existe pas.

8. Exécution des tests et corrections

Un agent lance ensuite tous les tests : d'abord les tests end-to-end du front-end, puis tous les tests du back-end. Quand un test échoue, l'agent ne se contente pas de le faire passer : il revient aux spécifications, qui sont la source de vérité, pour savoir s'il doit corriger le code ou le test. Une fois tout au vert, la phase de développement de la version est terminée.

9. Trois revues avant de valider la version

Une phase de revue commence alors, en trois passes :

  1. Revue du flux d'exécution : bugs, race conditions, cas limites
  2. Revue des standards de code Maleus : patterns respectés, pas d'erreur d'architecture, sécurité et OWASP Top 10
  3. Revue de complétude métier : toutes les fonctionnalités prévues dans les spécifications ont bien été implémentées

Maleus corrige les problèmes relevés, fait un commit et passe à la version suivante une fois celle-ci implémentée, le tout automatiquement.

10. La recette : commenter en naviguant, à l'oral

Une fois toutes les versions implémentées, l'utilisateur fait la recette. L'application tourne dans un environnement de développement, directement dans Maleus.

Il peut laisser des commentaires et des captures d'écran sur l'application, mais surtout parler à l'oral : il navigue dans l'application pendant qu'il parle, et ses commentaires sont rattachés à l'endroit où il se trouve. Maleus sait à quel moment de la navigation chaque commentaire a été fait, ce qui fluidifie la recette.

La recette à l'oral : chaque remarque devient un commentaire épinglé à l'endroit où elle a été dite.

Pas besoin de savoir rédiger un ticket ni de décrire un bug en termes techniques : l'utilisateur montre et explique, comme il le ferait à un collègue.

Tous ces commentaires sont envoyés à Maleus, qui crée une version pour les corriger, avec le même cycle que décrit plus haut.

11. Déploiement et exploitation

Une fois la recette satisfaisante, on déploie la dernière version sur deux environnements : staging, puis production. Ces environnements peuvent être hébergés directement dans Maleus, ou chez le client, dans un environnement externe qu'il gère. C'est la phase de run, elle aussi outillée :

  • Feedbacks utilisateurs avec le même mécanisme que la recette : sélection d'éléments, commentaires, captures d'écran, ou commentaires à l'oral en naviguant dans l'application
  • Rapports de bugs qui embarquent automatiquement les logs du back-end
  • Un assistant conversationnel qui répond aux questions des utilisateurs et utilise le protocole WebMCP pour manipuler l'application à leur place. Si on lui demande comment créer un projet, il propose de le montrer : il navigue vers la page de création, clique sur le bouton, demande de remplir le formulaire et le valide
  • Mises à jour automatiques des dépendances de sécurité, gérées par Maleus

Tous les rapports de bugs et les retours utilisateurs arrivent dans le projet Maleus. Là, ils peuvent être traités avec le cycle classique : atelier, versions, et tout le cycle de développement.

Où l'humain garde la main

Les interventions humaines sont pensées pour des non-techniques (parler de son besoin, valider une feuille de route, tester une application en la commentant), tandis que toute la partie technique est automatique.

  • Au cadrage, l'utilisateur exprime et creuse son besoin, puis valide le cahier des charges et le prototype
  • Au découpage, il valide la feuille de route et décide des versions à lancer, en connaissant leur coût estimé en tokens et en temps
  • À la recette, il teste l'application et chaque commentaire devient une correction
  • En exploitation, les utilisateurs remontent bugs et feedbacks, qui repartent dans le cycle

Entre le découpage et la recette, ce sont les spécifications, le plan, les tests, la réconciliation et les trois revues qui encadrent le travail des agents.

Cadrage
Humain · non-technique
Exprime son besoin dans l'atelier
ValidationValide le cahier des charges et le prototype
Agents Maleus
Conduisent l'atelier
Rédigent le cahier des charges
Génèrent le prototype
Découpage
Humain · non-technique
ValidationValide la feuille de route et choisit les versions à lancer
Agents Maleus
Découpent en versions
Estiment tokens et temps
Cycle de développement, pour chaque version
Humain · non-technique
Rien à faire : tout est automatique
Agents Maleus
SpecsPlanFrontBackRéconciliationTestsRevues
version suivante
Recette
Humain · non-technique
ValidationTeste l'application en la commentant à l'oral
Agents Maleus
Corrigent dans une nouvelle version
Exploitation
Humain · non-technique
Les utilisateurs envoient feedbacks et bugs
Agents Maleus
Traitent bugs et feedbacks
Mettent à jour les dépendances de sécurité
3 validations humaines : le cahier des charges, le budget, la recetteAucune ligne de code à lireChaque retour repart dans le même cycle
Trois validations humaines, le cahier des charges, le budget et la recette, tandis que les agents font tout le reste.

En résumé

L'Agentic Development Lifecycle de Maleus, c'est un cadrage approfondi, un découpage en versions chiffrées, puis pour chaque version un cycle automatique de spécifications, de plan, de développement, de tests et de revues. La recette et l'exploitation bouclent le cycle, puisque chaque retour peut devenir une nouvelle version : c'est notre façon de faire du vibe engineering.

C'est aussi ce qui permet à Maleus d'enchaîner des centaines d'heures de travail autonome sans dériver, puis d'itérer sans rien casser, puisque chaque nouvelle version repasse par les mêmes spécifications, les mêmes tests et les mêmes revues.

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